Le printemps est à nos portes et nos vies sont tournées vers nos ambitions personnelles mais je garde dans ma mire les enfants de Tanzanie..J'ai toujours des cartes de leurs dessins à vendre n'hésitez pas à communiquer avec moi.Ce sera un plaisir aussi de les distribuer lors de vos évènements.si vous voulez y ajouter une touche humanitaire.
Bonne St-Patrick .
dimanche 17 mars 2013
samedi 10 novembre 2012
Pour contribuer au Centre
Cartes à vendre.20.00$ pour 15 avec enveloppes.
Ce sont les dessins faits par les enfants.
Il y a de plus grands format à 3.00$ sans enveloppe.
Communiquez avec coderrena@sympatico.ca
Ce sont les dessins faits par les enfants.
Il y a de plus grands format à 3.00$ sans enveloppe.
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samedi 15 septembre 2012
des nouvelles de Ngara
lettre de Ngara
Vendredi 14 sept. 2012
A toi qui m’as écrit et qui peut-être attends de mes nouvelles…
A toi qui as toujours été fidèle dans le lien…
A toi qui pries pour moi, qui penses à moi…
A toi qui penses à Nazareti quand il s’agit de bâtir des projets…
A toi qui as croisé mon chemin, qui as marché avec moi un bout de chemin…
A toi tout simplement…
Aujourd’hui nous fêtons la Croix glorieuse, Jésus qui a aimé jusqu’à donner sa vie, qui est mort et ressuscité. Signe de la VIE plus fort que la mort…Une belle journée pour te donner des nouvelles de notre mission à Ngara, Tanzanie…
Depuis lundi passé ils ont repris le chemin de l’école après 5 semaines de vacances. Je parle de nos 26 garçons bien sûr. Cette année, les périodes des vacances ont été un peu perturbées à cause du recensement de la population. Tumaini(son nom veut dire espoir), arrivé il y a quelques mois, est parti pour la première fois en 1e année primaire. Il va certainement reprendre son année janvier prochain, mais il veut aller à l’école, et commencer à apprendre.
Nous avons accueilli 5 nouveaux enfants depuis janvier dernier. Des enfants, encore petits, qui ne sont les bienvenus nulle part, qui ont passé de chez maman à chez papa, qui ont été rejeté partout et qui sont venus chez nous… pour y trouver un abri, à manger et par la suite un chez soi… L’accueil de Uwezo a été assez difficile. Après une journée au centre, il voulait repartir. Nous l’avons conduit chez lui, mais le lendemain il tournait de nouveau autour du centre. Avec ses 7 ans il n’avait pas peur de se battre avec les grands, de prendre à tout moment une pierre pour se défendre. A plusieurs reprises nous l’avons mis en dehors de la clôture, ou il voulait y aller de lui-même. Après chaque crise de colère, de violence, il rentrait doucement, et reprenait le jeu, allait se coucher sans faire de bruit. Maintenant, il va beaucoup mieux, les crises sont moins fréquentes, il peut jouer avec les autres, aider aux travaux, s’éclater de rire… Nous avons décidé qu’il ira à l’école l’an prochain, au mois de janvier, pour lui donner une chance d’être vraiment bien chez nous, d’avoir un lien fort avec nous, de grandir petit à petit…Il est le grand copain de Chiza, notre cadet. Chiza est chez nous parce que sa maman est en prison, son papa est décédé, et personne de la famille voulait ou pouvait prendre soins de Chiza. Sa maman a demandé qu’il soit baptisé. Ce grand événement a eu lieu dans notre église suivi d’une fête chez nous au centre. De là sa belle chemise et cravate… Chiza n’aime pas trop aller à l’école, il préfère jouer au centre, aider avec nos travaux, être avec nous. Il fait des efforts pour ne plus faire au lit, mais cela ne réussit pas toujours. Alors quand il a eu un accident, il vient me dire : « j’ai fait au lit, un petit peu seulement… ». Mais il est aussi le premier à apprendre les mauvais coups des grands, alors nous avons à être attentive.
A Pâques, 3 autres enfants ont été baptisés et ont fait leur première communion. Seulement un parent (maman) est venu assister à la fête. Mais les parrains étaient présents. Nos garçons étaient beaux, fiers et cela nous faisait plaisir.
A l’école, les résultats de nos enfants sont bons, même très bons. Deux étaient premiers de classe, plusieurs deuxième ou troisième…presque tous sont dans les 20 premiers de la classe (sur entre 60 et 100 enfants). Cela ne plaît pas à tout le monde. Avant de commencer une nouvelle année scolaire, nous avions transféré la moitié de nos enfants vers une autre école. Ceci pour ne pas avoir tous nos enfants dans la même école. A plusieurs reprises nous avions entendu que quand un enfant de Nazareti avait fait quelque chose à l’école, tous les enfants de Nazareti étaient considérés comme des voleurs, menteurs,...Alors pour éviter cela, nous avons réparti nos enfants dans les deux écoles proches du Centre. Et voilà que Cécile va au marché et qu’elle entend une maman se plaindre parce que son enfant n’est plus premier de classe à cause des enfants de Nazareti. Moi, en attendant à l’hôpital j’entends exactement la même chose, accompagné d’un regard antipathique. Pour dire que nos enfants travaillent bien, qu’ils sont motivés pour étudier. Une vie structurée, de l’électricité le soir, une bibliothèque avec environ 100 livres, des cours d’anglais avec Constantin notre volontaire… certainement que cela aide pour favoriser l’apprentissage… Et l’intérêt que nous montrons quand ils reviennent de l’école, le temps que nous prenons pour reprendre quelque chose, pour faire des exercices, pour approfondir…Il est certain que tout cela n’est pas négligeable.
Nos enfants sont aussi bien engagés dans la vie de chaque jour… Chacun, grand et petit, a sa responsabilité : aller chercher de l’herbe pour les vaches, cultiver dans notre jardin de légumes, arroser les légumes en saison sèche, couper le bois pour la cuisine, faire du ménage, nettoyer les citernes d’eau…
Daudi continue son cours de couture. Il finira au mois de décembre. Il a une machine à coudre, et aide facilement quand il y a du linge à réparer, se sent à l’aise pour mettre une pièce, rapetisser, coudre, mettre un élastique…. Nous pouvons compter sur lui, et cela le fait grandir et augmenter sa confiance… Nos garçons au secondaire vont bien. Deux ont suivi 3 mois d’anglais intensif avant de commencer la 1ère année du secondaire. Ils ont de bons résultats. Samuel qui avait commencé dans une école du gouvernement, a aussi rejoint les autres après multiples plaintes sur l’enseignement dans son école. Nous avons choisi de lui donner les mêmes chances que les 2 autres. Vue leur âge, ils n’ont pas de temps à perdre. Mais ils avancent bien, et sont heureux d’apprendre.
Nos enfants ont bien sûr aussi du temps pour jouer. Au mois de janvier, nous avons enlevé la clôture en bambou autour de notre terrain de foot, pour mettre une clôture en fil de fer… Un grand travail, couteux, mais indispensable. A chaque orage, grand vent ou pluie, la clôture en bambou tombait et risquait d’abimer les cultures de nos voisins. Pour éviter des difficultés, nous avons opté pour une clôture en fil de fer, dans le ciment. Les enfants ont aidé à enlever la vieille clôture et ont aidé à mettre de l’eau dans les tonneaux pour la préparation du ciment… Après 15 jours, le travail était fini, mais quand Christiane est venue, elle m’a fait voir que la fondation n’était pas assez solide. Alors Deux amis de la communauté de Buturande sont venus aider pour refaire la fondation… Maintenant le résultat est satisfaisant, et les enfants sont heureux. Ils ont même des vrais buts en fer, le ballon passe rarement au dessus de la clôture, ils peuvent se donner à 100 % dans le jeu. Et nos voisins ont trouvé un lieu où jouer au foot. Constantin, notre volontaire nous a fait un terrain de volley. Il a réalisé ce travail à la fin de son séjour chez nous et nous a montré son engagement jusqu’au bout… Nous avons fait une très belle année avec Constantin. Il était proche des enfants, donnait cours d’anglais, jouait avec les enfants et voyait les besoins du centre. Nos enfants vont se souvenir de lui… et quelques uns vont certainement essayer de garder le lien. A part le foot, nous avons aussi plein d’autres jeux. Des jeux reçus mais aussi des jeux fabriqués sur place. Parfois il suffit d’observer les enfants pour créer un jeu. Ou de se rappeler d’un jeu vu chez soi. Ce qui est toujours bien, c’est qu’on trouve un jeu où grands et petits peuvent jouer ensemble. Je suis sûre que les sœurs du Sablon vont reconnaitre le jeu que nous avons fait au centre… Et Chiza, notre cadet, peut jouer ce jeu avec Felix ou Mayanja, nos ainés, et il peut même gagner… Les cartes restent populaires, les billes, puzzles… et le dessin. Certains enfants peuvent passer une journée avec leur feuille et une boîte de crayons pour colorier. Souvent ils dessinent des maisons, ou voitures, mais maintenant ils essaient de dessiner quelque chose qu’ils ont vu dans un livre ou film… c’est beau de voir comment ils s’ouvrent petit à petit à autre chose. Alors oui, il n’y a pas de temps pour s’ennuyer au centre. Chaque enfant (sauf les petits) est aussi responsable de sa lessive.
Au niveau constructions, nous avons augmenté le nombre de douches, et au niveau rénovations nous avons refait les dortoirs. Le ciment par terre était abimé à cause des pattes de lits en métal. Nous avons refait le ciment, avons mis des protections aux pattes de lits, et refait tout ce qui est peinture (plafond, murs, fenêtres et portes, lits, armoires…) Le tout est beau, frais… Comme il nous restait un peu d’argent, nous avons rafraichit notre salle, tout en respectant les beaux dessins qui y étaient. Je suis contente des travaux réalisés, de la bonne collaboration avec les différentes personnes qui nous ont aidées. C’était une grande charge pour moi, mais nous pouvons dire que le résultat est beau.
Trois enfants nous ont quittées ces derniers mois, en espérant trouver une vie plus belle ailleurs. Cela nous fait toujours de la peine. Mais nous avons à accepter que les enfants sont libres, ils ont des décisions à prendre…Nous faisons notre possible, le reste leur appartient… Mais c’est toujours difficile de les voir après traîneer en ville…
Anodi (ancien du centre), lui va très bien. Au mois de janvier il a aidé pour la construction, une bonne expérience qui lui a permis de mettre un peu d’argent de côté pour l’aider à obtenir son permis de conduire. Et maintenant, depuis le mois de mai, il est engagé dans un guest house en ville, est heureux, gagne sa vie et ne dépend plus du centre. Il est content de venir nous donner de ses nouvelles.
Nous continuons aussi à aider des enfants à l’extérieur. Ils viennent quand leur cahier est fini, quand leur stylo n’écrit plus pour en demander un autre. Mais nous sommes aussi proches de nos voisins, et aidons là où nous pouvons. Une petite voisine avait besoin d’un séjour à l’hôpital à cause d’une plaie à la jambe, mais la famille ne pouvait pas payer les frais… sa maman aussi a été à l’hôpital et la famille attendait notre aide pour pouvoir la sortir de l’hôpital. Nous avons été témoin de jalousies entre les gens et jusqu’où cela peut mener… douloureux. Nous aidons aussi des familles vraiment pauvres, en donnant de la nourriture en échange d’un petit service (balayer le sentier, sarcler…) Nous créons un besoin chez nous, quelque chose à faire, pour ne pas donner gratuitement, à chaque fois que la personne vient.
Dans la communauté, il y a eu aussi des changements. Aimée nous a quittées fin avril pour rejoindre la communauté de Bukavu. C’est Anuarite qui a pris la plupart de ses responsabilités. Cécile a eu beaucoup de travail administratif pour permettre à nos employés qu’ils aient la caisse sociale… Elle est précieuse pour tout ce qui est administration et s’y connait le mieux. Elle a pris petit à petit la comptabilité de la communauté. Elle qui disait que cela lui fait peur, elle semble bien tenir dans cette nouvelle mission, ne s’affole pas trop vite quand le compte n’est pas bon…Salome veille aux travaux du champ, de la cuisine, de la ferme, et est aussi responsable pour la petite forêt que nous avons acheté au cours de l’année. Ce n’est pas facile de trouver du bois, et avec le transport, cela revient couteux. Alors nous avons pu acheter une petite forêt toute proche du centre. Elle est aussi responsable de tout ce qui est couture (réparation du linge). Et depuis quelque temps elle est notre responsable de communauté, une nouvelle expérience pour elle qui l’aide à grandir et à s’ouvrir davantage…
Anuarite qui est arrivée au mois de janvier, est responsable des réunions avec les enfants, les éducateurs, accueille les nouveaux enfants et la visite qui nous arrive, rencontre certains enfants individuellement, et elle fait le tableau des tâches. Elle a aussi la charge des soins, veille à ce qu’il y ait de l’eau dans les citernes… Certainement que j’ai oublié des responsabilités des unes et des autres, mais je sais que nous sommes assez complémentaires… chacune met ses dons au profit du bon déroulement à la maison et au centre. C’est notre richesse je crois. Bientôt, nous allons laisser aller une qui était pionnière à Ngara, notre bibi(Yvette). Nous allons continuer à quatre, enrichi de toute son expérience de vie, de foi. Et comme elle nous a si souvent dit, restons attentives au Souffle de l’Esprit, pour poursuivre la route, selon Sa volonté.
Je ne peux terminer ma lettre sans penser à tous ceux et celles qui nous soutiennent, par une pensée, prière, message, ou plus concrètement par un don… C’est précieux pour nous, c’est un soutien important. Toutes seules nous ne pouvons rien…Je dis, au nom de toutes mes sœurs, au nom des enfants, un sincère « MERCI »
Nicole
Vendredi 14 sept. 2012
A toi qui m’as écrit et qui peut-être attends de mes nouvelles…
A toi qui as toujours été fidèle dans le lien…
A toi qui pries pour moi, qui penses à moi…
A toi qui penses à Nazareti quand il s’agit de bâtir des projets…
A toi qui as croisé mon chemin, qui as marché avec moi un bout de chemin…
A toi tout simplement…
Aujourd’hui nous fêtons la Croix glorieuse, Jésus qui a aimé jusqu’à donner sa vie, qui est mort et ressuscité. Signe de la VIE plus fort que la mort…Une belle journée pour te donner des nouvelles de notre mission à Ngara, Tanzanie…
Depuis lundi passé ils ont repris le chemin de l’école après 5 semaines de vacances. Je parle de nos 26 garçons bien sûr. Cette année, les périodes des vacances ont été un peu perturbées à cause du recensement de la population. Tumaini(son nom veut dire espoir), arrivé il y a quelques mois, est parti pour la première fois en 1e année primaire. Il va certainement reprendre son année janvier prochain, mais il veut aller à l’école, et commencer à apprendre.
Nous avons accueilli 5 nouveaux enfants depuis janvier dernier. Des enfants, encore petits, qui ne sont les bienvenus nulle part, qui ont passé de chez maman à chez papa, qui ont été rejeté partout et qui sont venus chez nous… pour y trouver un abri, à manger et par la suite un chez soi… L’accueil de Uwezo a été assez difficile. Après une journée au centre, il voulait repartir. Nous l’avons conduit chez lui, mais le lendemain il tournait de nouveau autour du centre. Avec ses 7 ans il n’avait pas peur de se battre avec les grands, de prendre à tout moment une pierre pour se défendre. A plusieurs reprises nous l’avons mis en dehors de la clôture, ou il voulait y aller de lui-même. Après chaque crise de colère, de violence, il rentrait doucement, et reprenait le jeu, allait se coucher sans faire de bruit. Maintenant, il va beaucoup mieux, les crises sont moins fréquentes, il peut jouer avec les autres, aider aux travaux, s’éclater de rire… Nous avons décidé qu’il ira à l’école l’an prochain, au mois de janvier, pour lui donner une chance d’être vraiment bien chez nous, d’avoir un lien fort avec nous, de grandir petit à petit…Il est le grand copain de Chiza, notre cadet. Chiza est chez nous parce que sa maman est en prison, son papa est décédé, et personne de la famille voulait ou pouvait prendre soins de Chiza. Sa maman a demandé qu’il soit baptisé. Ce grand événement a eu lieu dans notre église suivi d’une fête chez nous au centre. De là sa belle chemise et cravate… Chiza n’aime pas trop aller à l’école, il préfère jouer au centre, aider avec nos travaux, être avec nous. Il fait des efforts pour ne plus faire au lit, mais cela ne réussit pas toujours. Alors quand il a eu un accident, il vient me dire : « j’ai fait au lit, un petit peu seulement… ». Mais il est aussi le premier à apprendre les mauvais coups des grands, alors nous avons à être attentive.
A Pâques, 3 autres enfants ont été baptisés et ont fait leur première communion. Seulement un parent (maman) est venu assister à la fête. Mais les parrains étaient présents. Nos garçons étaient beaux, fiers et cela nous faisait plaisir.
A l’école, les résultats de nos enfants sont bons, même très bons. Deux étaient premiers de classe, plusieurs deuxième ou troisième…presque tous sont dans les 20 premiers de la classe (sur entre 60 et 100 enfants). Cela ne plaît pas à tout le monde. Avant de commencer une nouvelle année scolaire, nous avions transféré la moitié de nos enfants vers une autre école. Ceci pour ne pas avoir tous nos enfants dans la même école. A plusieurs reprises nous avions entendu que quand un enfant de Nazareti avait fait quelque chose à l’école, tous les enfants de Nazareti étaient considérés comme des voleurs, menteurs,...Alors pour éviter cela, nous avons réparti nos enfants dans les deux écoles proches du Centre. Et voilà que Cécile va au marché et qu’elle entend une maman se plaindre parce que son enfant n’est plus premier de classe à cause des enfants de Nazareti. Moi, en attendant à l’hôpital j’entends exactement la même chose, accompagné d’un regard antipathique. Pour dire que nos enfants travaillent bien, qu’ils sont motivés pour étudier. Une vie structurée, de l’électricité le soir, une bibliothèque avec environ 100 livres, des cours d’anglais avec Constantin notre volontaire… certainement que cela aide pour favoriser l’apprentissage… Et l’intérêt que nous montrons quand ils reviennent de l’école, le temps que nous prenons pour reprendre quelque chose, pour faire des exercices, pour approfondir…Il est certain que tout cela n’est pas négligeable.
Nos enfants sont aussi bien engagés dans la vie de chaque jour… Chacun, grand et petit, a sa responsabilité : aller chercher de l’herbe pour les vaches, cultiver dans notre jardin de légumes, arroser les légumes en saison sèche, couper le bois pour la cuisine, faire du ménage, nettoyer les citernes d’eau…
Daudi continue son cours de couture. Il finira au mois de décembre. Il a une machine à coudre, et aide facilement quand il y a du linge à réparer, se sent à l’aise pour mettre une pièce, rapetisser, coudre, mettre un élastique…. Nous pouvons compter sur lui, et cela le fait grandir et augmenter sa confiance… Nos garçons au secondaire vont bien. Deux ont suivi 3 mois d’anglais intensif avant de commencer la 1ère année du secondaire. Ils ont de bons résultats. Samuel qui avait commencé dans une école du gouvernement, a aussi rejoint les autres après multiples plaintes sur l’enseignement dans son école. Nous avons choisi de lui donner les mêmes chances que les 2 autres. Vue leur âge, ils n’ont pas de temps à perdre. Mais ils avancent bien, et sont heureux d’apprendre.
Nos enfants ont bien sûr aussi du temps pour jouer. Au mois de janvier, nous avons enlevé la clôture en bambou autour de notre terrain de foot, pour mettre une clôture en fil de fer… Un grand travail, couteux, mais indispensable. A chaque orage, grand vent ou pluie, la clôture en bambou tombait et risquait d’abimer les cultures de nos voisins. Pour éviter des difficultés, nous avons opté pour une clôture en fil de fer, dans le ciment. Les enfants ont aidé à enlever la vieille clôture et ont aidé à mettre de l’eau dans les tonneaux pour la préparation du ciment… Après 15 jours, le travail était fini, mais quand Christiane est venue, elle m’a fait voir que la fondation n’était pas assez solide. Alors Deux amis de la communauté de Buturande sont venus aider pour refaire la fondation… Maintenant le résultat est satisfaisant, et les enfants sont heureux. Ils ont même des vrais buts en fer, le ballon passe rarement au dessus de la clôture, ils peuvent se donner à 100 % dans le jeu. Et nos voisins ont trouvé un lieu où jouer au foot. Constantin, notre volontaire nous a fait un terrain de volley. Il a réalisé ce travail à la fin de son séjour chez nous et nous a montré son engagement jusqu’au bout… Nous avons fait une très belle année avec Constantin. Il était proche des enfants, donnait cours d’anglais, jouait avec les enfants et voyait les besoins du centre. Nos enfants vont se souvenir de lui… et quelques uns vont certainement essayer de garder le lien. A part le foot, nous avons aussi plein d’autres jeux. Des jeux reçus mais aussi des jeux fabriqués sur place. Parfois il suffit d’observer les enfants pour créer un jeu. Ou de se rappeler d’un jeu vu chez soi. Ce qui est toujours bien, c’est qu’on trouve un jeu où grands et petits peuvent jouer ensemble. Je suis sûre que les sœurs du Sablon vont reconnaitre le jeu que nous avons fait au centre… Et Chiza, notre cadet, peut jouer ce jeu avec Felix ou Mayanja, nos ainés, et il peut même gagner… Les cartes restent populaires, les billes, puzzles… et le dessin. Certains enfants peuvent passer une journée avec leur feuille et une boîte de crayons pour colorier. Souvent ils dessinent des maisons, ou voitures, mais maintenant ils essaient de dessiner quelque chose qu’ils ont vu dans un livre ou film… c’est beau de voir comment ils s’ouvrent petit à petit à autre chose. Alors oui, il n’y a pas de temps pour s’ennuyer au centre. Chaque enfant (sauf les petits) est aussi responsable de sa lessive.
Au niveau constructions, nous avons augmenté le nombre de douches, et au niveau rénovations nous avons refait les dortoirs. Le ciment par terre était abimé à cause des pattes de lits en métal. Nous avons refait le ciment, avons mis des protections aux pattes de lits, et refait tout ce qui est peinture (plafond, murs, fenêtres et portes, lits, armoires…) Le tout est beau, frais… Comme il nous restait un peu d’argent, nous avons rafraichit notre salle, tout en respectant les beaux dessins qui y étaient. Je suis contente des travaux réalisés, de la bonne collaboration avec les différentes personnes qui nous ont aidées. C’était une grande charge pour moi, mais nous pouvons dire que le résultat est beau.
Trois enfants nous ont quittées ces derniers mois, en espérant trouver une vie plus belle ailleurs. Cela nous fait toujours de la peine. Mais nous avons à accepter que les enfants sont libres, ils ont des décisions à prendre…Nous faisons notre possible, le reste leur appartient… Mais c’est toujours difficile de les voir après traîneer en ville…
Anodi (ancien du centre), lui va très bien. Au mois de janvier il a aidé pour la construction, une bonne expérience qui lui a permis de mettre un peu d’argent de côté pour l’aider à obtenir son permis de conduire. Et maintenant, depuis le mois de mai, il est engagé dans un guest house en ville, est heureux, gagne sa vie et ne dépend plus du centre. Il est content de venir nous donner de ses nouvelles.
Nous continuons aussi à aider des enfants à l’extérieur. Ils viennent quand leur cahier est fini, quand leur stylo n’écrit plus pour en demander un autre. Mais nous sommes aussi proches de nos voisins, et aidons là où nous pouvons. Une petite voisine avait besoin d’un séjour à l’hôpital à cause d’une plaie à la jambe, mais la famille ne pouvait pas payer les frais… sa maman aussi a été à l’hôpital et la famille attendait notre aide pour pouvoir la sortir de l’hôpital. Nous avons été témoin de jalousies entre les gens et jusqu’où cela peut mener… douloureux. Nous aidons aussi des familles vraiment pauvres, en donnant de la nourriture en échange d’un petit service (balayer le sentier, sarcler…) Nous créons un besoin chez nous, quelque chose à faire, pour ne pas donner gratuitement, à chaque fois que la personne vient.
Dans la communauté, il y a eu aussi des changements. Aimée nous a quittées fin avril pour rejoindre la communauté de Bukavu. C’est Anuarite qui a pris la plupart de ses responsabilités. Cécile a eu beaucoup de travail administratif pour permettre à nos employés qu’ils aient la caisse sociale… Elle est précieuse pour tout ce qui est administration et s’y connait le mieux. Elle a pris petit à petit la comptabilité de la communauté. Elle qui disait que cela lui fait peur, elle semble bien tenir dans cette nouvelle mission, ne s’affole pas trop vite quand le compte n’est pas bon…Salome veille aux travaux du champ, de la cuisine, de la ferme, et est aussi responsable pour la petite forêt que nous avons acheté au cours de l’année. Ce n’est pas facile de trouver du bois, et avec le transport, cela revient couteux. Alors nous avons pu acheter une petite forêt toute proche du centre. Elle est aussi responsable de tout ce qui est couture (réparation du linge). Et depuis quelque temps elle est notre responsable de communauté, une nouvelle expérience pour elle qui l’aide à grandir et à s’ouvrir davantage…
Anuarite qui est arrivée au mois de janvier, est responsable des réunions avec les enfants, les éducateurs, accueille les nouveaux enfants et la visite qui nous arrive, rencontre certains enfants individuellement, et elle fait le tableau des tâches. Elle a aussi la charge des soins, veille à ce qu’il y ait de l’eau dans les citernes… Certainement que j’ai oublié des responsabilités des unes et des autres, mais je sais que nous sommes assez complémentaires… chacune met ses dons au profit du bon déroulement à la maison et au centre. C’est notre richesse je crois. Bientôt, nous allons laisser aller une qui était pionnière à Ngara, notre bibi(Yvette). Nous allons continuer à quatre, enrichi de toute son expérience de vie, de foi. Et comme elle nous a si souvent dit, restons attentives au Souffle de l’Esprit, pour poursuivre la route, selon Sa volonté.
Je ne peux terminer ma lettre sans penser à tous ceux et celles qui nous soutiennent, par une pensée, prière, message, ou plus concrètement par un don… C’est précieux pour nous, c’est un soutien important. Toutes seules nous ne pouvons rien…Je dis, au nom de toutes mes sœurs, au nom des enfants, un sincère « MERCI »
Nicole
lundi 6 août 2012
Cartes des dessins des enfants à vendre
ART DES ENFANTS DU CENTRE NAZARETH,TANZANIE. 15 cartes fomat carte postale avec enveloppes 20.00$Les cartes sont de modèles variés.
Commandez à coderrena@sympatico.ca et faire le chèque Centre Nazareti soeurs de Ste-Chrétienne.
Je ferai parvenir vos dons.N'oubliez pas de me donner votre adresse postale et vos coordonnés Nom et courriel et ou téléphonne.
Merci de contribuer à la dignité et à l'éducation de ces enfants qui vivraient dans la rue s'il n'y avait pas ce centre à Ngara Tanzanie.
lundi 30 avril 2012
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